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Biologie Intégrative des Organismes Marins
UMR 7232

INTERMED

  L'équipe INTERactions Marines - Evolution et aDaptation (INTERMED) étudie les interactions biotiques en milieu marin, pour aborder des questions liées à la biologie de l'évolution des partenaires qui composent ces associations symbiotiques (au sens originel, qui englobe les situations de parasitisme, mutualisme, commensalisme, ...).

  En particulier, nous nous focalisons sur les patrons évolutifs et coévolutifs dans les associations, afin de mettre en évidence les adaptations (et/ou phénomènes de plasticité phénotypique) liées au mode de vie en interaction. Ces adaptations sont explorées à différents niveaux : morphologiques, moléculaires, comportementaux, ...
Nous comparons aussi les symbiontes spécialistes (à un seul hôte) et généralistes (à plusieurs hôtes), permettant ainsi de mieux comprendre les déterminants de la spécificité et de la spécialisation, ainsi que les processus de spéciation par changements d’hôtes.

  Nous utilisons des approches de terrain et expérimentales afin de tester des hypothèses théoriques en mettant en oeuvre des approches numériques appropriées comme les méthodes comparatives phylogénétiques ou l’élaboration et les tests de cophylogénie.

  Différents modèles biologiques sont considérés (e.g. métazoaires, dinoflagellés, bactéries, virus) afin de mettre en évidence des mécanismes généraux en étudiant des questions semblables, comme le lien entre degré de spécificité et cophylogénie. Cependant, nous accordons un intérêt particulier aux parasites de téléostéens dans le golfe du Lion. Nous étudions par exemple comment la spécificité des ectoparasites de plusieurs familles de téléostéens est liée à la composition microbienne du mucus externe des hôtes, mucus qui joue un rôle clé dans les processus de reconnaissance et d’attachement à l'hôte, et dans la compatibilité hôte-parasite.

Nous nous intéressons aussi à la problématique des espèces invasives, en particulier les parasites de téléostéens, en caractérisant leur virulence par rapport à celle des espèces natives correspondantes. Pour cela, nous mesurons les réponses transcriptomiques des parasites et des hôtes au cours de l’infection. Ces différentes approches nous permettent d’obtenir une image globale de l’évolution des interactions biotiques marines, en générant des résultats qui ont non seulement un intérêt fondamental mais également directement utiles dans un contexte appliqué comme la lutte contre les pathogènes en aquaculture.

Yves Desdevises (desdevises @ obs-banyuls.fr) - 16/03/17